Comment aider mon enfant à s’apaiser lors du coucher ?

Comment aider mon enfant à s’apaiser lors du coucher ?

Votre enfant a eu une grosse journée. Cette fois-ci, c’est certain, il pourra s’endormir rapidement une fois au lit.
Seulement ce soir, comme tous les soirs en ce moment, votre enfant vous appelle. Il ne veut plus vous laisser repartir, pleure à chaudes larmes, ne se calme pas et les choses s’aggravent.
C’en ai trop pour vous… La fatigue s’accumule et la prise de recul devient impossible. Le rituel du coucher est pesant et vous apporte chaque soir, une boule au ventre. Vous avez tout essayé pourtant : les cris, les mots doux, les câlins, rester dormir avec lui toute la nuit… Rien ne se passe.

Comment aider mon enfant à gérer ses peurs lors du coucher ?

 

Le pouvoir de la répétition

Les enfants ont besoin de repères. Ceux-ci les rassurent et les sécurisent.
Adapter une routine en fonction des besoins de la famille est nécessaire pour soigner l’ambiance et le climat au sein des foyer.  Grâce à celle-ci vous apporter plus de douceur à vos soirées et plus d’apaisement en ce qui concerne le coucher de votre enfant. En répétant ensemble chaque étape, vous permettrez à votre enfant de coopérer.

L’objectif est de l’aider à s’endormir rapidement et sereinement.
Grâce aux rituels , votre enfant comprendra qu’aucun danger n’est à prévoir.

 

Un environnement adapté

Votre trésor pleure chaque soir, il est énervé, excité dans sa chambre…
Avez-vous déjà observé certaines chambres d’enfants ?
Celles-ci sont encombrées et surchargées : jouets, vêtements, étendoir à linge… De vrai débarras …
Comment peut-on penser apaiser l’esprit de son enfant en ajoutant autant d’informations à traité dans une pièce ?

Décidez d’apporter du sens à chacun de ces espaces. Préférez la clarté et épurez les lieux. En allégeant son quotidien vos réduirez sa charge mentale et l’apaiserez.

Prenez plaisir à chouchouter l’endroit : les couvertures, les couleurs, l’éclairage… De cette façon votre enfant s’y sentira bien et prendra même plaisir à y revenir chaque soir.

 

De belles histoires

N’avez-vous jamais observé à quel point certaines histoires pouvaient faire peur ?
Entre le loup qui mange la petite fille et le pirate près à tuer l’ennemi… Pensez-vous que nos enfants soient capables de prendre autant de recul sur ces histoires et surtout avant de s’endormir ?
Il ne s’agit pas de les isoler dans un monde où tout est merveilleux bien sûr, mais simplement d’en être conscient.

Le cerveau d’un enfant et immature. Par conséquent il est incapable de gérer ses peurs. Celui-ci peut être submergés et même terrifié par sa propre imagination.

Le travail d’un parent n’est pas de faire peur à un enfant pour « lui apprendre la vie ». Celui-ci doit plutôt se placer comme un guide, présent et protecteur pour l’aider à prendre du recul.
En évitant ces histoires, vous vous apporterez une chance supplémentaire : celle de dire une seule fois « bonne nuit » à votre enfant.

 

Les cauchemars

Après l’avoir couché, votre enfant revient sans cesse en larme pour vous dire qu’il a peur : Mais peur de quoi ? Tout à l’air de bien aller dans sa chambre pourtant…
Oui mais quelles sont ses pensées ?

Un enfant de trois ans et demi à 4 ans est pleine période de l’imaginaire.
Celui-ci voit des monstres et des dragons partout. Les ombres, les lumières, les formes… Tout le terrifie.
Son corps et son esprit son pris par la terreur. C’est grâce à votre compréhension et votre patience que votre enfant se calmera.

Qu’est-ce que l’empathie concrètement ?

L’empathie ne veut pas dire gentillesse. Il s’agit plutôt d’une écoute sincère et compréhensive.
La gentillesse elle, vise à apporter du bien être à l’autre.
Nous sommes donc tout à fait capable d’être gentil sans pour autant le comprendre.

Le problème est souvent là. Lorsque notre enfant est démuni nous cherchons directement à lui apporter du bien être sans vraiment chercher à comprendre ce qu’il se passe.

En demandant à votre enfant de décrire sa peur vous lui permettrez de mieux l’apprivoiser et donc de la surmonter.

Par exemple, si celui-ci a peu d’un monstre : donnez-lui une feuille et dessinez-le ensemble.
En étant face à celui-ci, vous pourrez être dans la capacité de comprendre la peur de votre enfant.

Une fois cette étape passée, modifiez l’histoire et avec lui.
Que pourrait-on faire pour que ce monstre soit plus rigolo ? Un chapeau rose sur la tête ? Des chaussures vertes et une caisse à outils pleine de bonbons ? Débordez d’imagination !

Vous pourriez décider de lui offrir un cadeau par exemple ? Et oui, rien de tel qu’un petit réconfort pour calmer ce monsieur. Parlez au monstre, humanisez-le : « je comprends monsieur monstre que tu cries parce que quand on a faim comme ça… Ouhlalaa c’est difficile de rester calme. Un petit repas vous ferait plaisir ? « .
Aussitôt dit aussitôt fait : Mettez votre monstre à table et offrez-lui un bon repas ! Haaaa ça y est, il sourit !

Le monstre deviendra tout de suite plus sympathique auprès de votre enfant.

En revanche, si votre enfant a du mal à vous parler, n’hésitez pas à faire parler ses jouets. Questionnez ses poupées, et laissez répondre votre enfant.

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